
INFO-LETTRE N° 13
13 septembre 2018 |
Bonjour à toutes et à
tous, bénévoles et sympathisants !
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“Entre le dire
et le faire, il y a la mer” (proverbe italien)
Il y a la mer des tragédies, de l’indifférence, de
la peur, mais aussi la mer de l’impossible qui se
réalise…
C’est ainsi que l’association Jarez Solidarités, par
ses statuts et orientations, développe cette
pluralité des SolidaritéS sur 3 axes d’actions :
- L’accompagnement des “anciens” de Valfleury
- Le programme "Aide d’urgence"
- L’accompagnement de Mineurs isolés
Tout en restant attentifs et disponibles à
l’accompagnement des “anciens” vers l’autonomie et
l’intégration dans la société française, nous ne
pouvions rester insensibles aux tragédies invisibles
et silencieuses vécues à notre porte par des
personnes en grande précarité.
Grâce à la mobilisation d’une cinquantaine de
donateurs réguliers (un grand MERCI leur sera
exprimé par courrier séparé), le programme “Aide
d’urgence” apporte à trois familles un logement, de
la nourriture et des produits de 1ère nécessité,
leur permettant d'envisager plus sereinement leur
avenir.
En parallèle, nous projetons de contribuer à mettre
en lien des citoyens avec des Mineurs isolés pour
leur apporter une présence humaine, un soutien moral
et favoriser leur insertion dans la société
française.
Ces actions qui émergent ici, en France et ailleurs,
révèlent des solidarités et générosités
insoupçonnées et apaisent la peur de l’étranger.
Le phénomène des migrations est complexe par la
diversité des situations et le labyrinthe des
procédures administratives. Mais la réalité est
simple : face à nous, des humains en détresse,
souvent forcés de quitter leur pays sous la
contrainte.
Aujourd’hui où l’humanité est interconnectée au-delà
des frontières géographiques et culturelles, une
coopération mondiale cohérente est incontournable
pour un authentique partage des responsabilités à
l’égard des réfugiés.
Cependant les États-Unis se sont retirés du “Pacte
migratoire” et près de 20% des États, notamment
européens, tentent de se protéger par des règles
telles que la notion de “pays sûr” et continuent
d’entraver la libre-circulation des personnes, en
contradiction avec la Déclaration Universelle des
Droits de l'Homme, et de la Convention de Genève,
dont extraits :
“… il ne sera fait aucune distinction fondée sur le
statut politique, juridique ou international du pays
ou du territoire dont une personne est
ressortissante …”
“… toute personne a le droit de chercher asile et de
bénéficier de l'asile en d'autres pays …”
“… aucun État contractant n’expulsera ou ne
refoulera en aucune manière un réfugié, contre sa
volonté, vers un territoire où il craint d’être
persécuté …”
N’oublions pas que nous avons une communauté de
destin avec nos Frères et Sœurs en Humanité...
“La Terre n'appartient à
personne : elle se donne à tous ceux qui sont
assez grands pour l'étreindre”
(Réjean Ducharme)
Serons-nous capables individuellement et
collectivement de grandir en humanité pour accepter
de la partager ?
C’est ce que nous croyons et, avec votre aide, ce
que nous essayons de faire…
Fraternellement,
Gilbert Belgrano
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LES "ANCIENS" de
VALFLEURY |
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9 ont obtenu une
protection internationale 10 ans (1 travaille en
CDI, 2 sont locataires de leur logement à
St-Etienne)
9 ont une protection subsidiaire 1 an renouvelable
(4 travaillent en CDD)
1 est toujours en attente de réponse de l'OFPRA
2 sont en procédure de recours auprès de la CNDA (Cour Nationale des
Demandeurs d'Asile) (1 en CDD avec
autorisation provisoire de travail)
4 ont eu un refus de l'OFPRA
Hormis les 2 locataires
ci-dessus, les autres sont logés en
structures d'accueil à St-Etienne,
Andrézieux, Roanne,
Givors,
Oullins, Lyon, Bron, Villefranche et
Neuville-Sur-Saône
2 ont rejoint l'Angleterre
1 est retourné au pays d’origine
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Depuis le 1er septembre, trois
familles sont logées par Jarez Solidarités dans 3
appartements à St-Etienne. Il s’agit de trois mamans
(2 au début du projet, mais nous n’avons pu rester
insensibles face à la détresse d’une 3ème sans
solution d’hébergement).
Elles sont sans ressources, avec leurs sept enfants
et, après avoir été hébergées temporairement par des
bénévoles, elles se seraient retrouvées à la rue.
Ces 3 logements sont mis à disposition
de Jarez Solidarités par l’Association Familiale
Protestante pour la somme de 750 € par mois (eau,
électricité compris), à laquelle s’ajoutent 250 € à
charge de Jarez Solidarités (gaz cuisine, chauffage
et assurance).
Soit un budget mensuel de 1000 €
Ce sont des donateurs réguliers qui nous permettent
de financer ceci. Un grand MERCI à eux, de la part
de l’association, des trois mamans et de leurs
enfants.
Leurs
témoignages
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Je
remercie toutes les personnes qui sont
participé au déménagement de l’appartement
je suis contente et merci à ceux qui ont
mis les moyens pour nous aider merci à
l’association bisous
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Merci et gratitude pour la
contribution morale et financière à moi et
à mes enfants. Grâce à votre soutien, les
rêves de nos enfants deviennent réalité…
nous avons maintenant une maison, de la
nourriture et de la scolarisation. ..
Merci à tous pour tout.
Avec respect |
Ceux qui voudraient soutenir ce
projet peuvent le faire ici
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FESTIVAL GROSEILLE
& CIBOULETTE |
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Dimanche
2 Septembre, Jarez Solidarités a participé à ce
Festival des initiatives locales et positives à
St-Paul-en-Jarez.
- Participation à la table
ronde “L'accueil, l'entraide et le partage
au pay
s des Droits de l'Homme”
- Tenue
d’un stand, qui nous a permis de communiquer
avec un public intéressé, présenter
notre
association, partager des souvenirs,
informer sur notre programme “Aide
d’urgence”, échanger avec les autres
associations présentes (Amnesty international, Ligue des droits de l’Homme,
Cimade, Maison Solidaire, ..)
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Ce pique-nique a réuni une quarantaine de personnes dans la joie et la convivialité.
Des échanges riches entre bénévoles et une quinzaine de migrants et réfugiés présents...
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Nous avons en
projet une réunion d’information à propos des Mineurs Isolés Étrangers
(ou Mineurs Non Accompagnés) hébergés dans la Loire. Ils vivent soit en
foyer, soit en appartement à plusieurs, soit à l’hôtel ou encore en
famille d’accueil. Quel que soit leur lieu de vie, ils ont besoin de
contact avec l’extérieur, avec des personnes qui accepteraient de créer
des liens avec eux, par sympathie mais aussi pour favoriser leur
insertion dans la société française au cas où ils seraient admis à
rester chez nous.
Rien n’est bien défini quant à cette prise en charge, c’est pourquoi
nous souhaitons en discuter à la fois avec les responsables
départementaux, et aussi nos adhérents,les bénévoles et sympathisants
qui gravitent autour de notre association. Dès que nous aurons fixé une
date, nous vous convierons à cette rencontre.
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Le 1er août de cette année l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi Asile et Immigration.
Des associations nationales qui ont étudié ce texte (CIMADE, Amnesty
International,..) attirent l’attention sur les restrictions des droits
des étrangers contenues dans cette loi et son aspect dissuasif pour les
personnes qui auraient besoin de demander l’asile en France.
Parmi les mesures inquiétantes qui ont été soulignées :
- Le délai de dépôt de demande d’asile a été réduit,
- En cas de rejet de la demande d’asile par l’OFPRA, la période
d’instruction du recours ne sera pas systématiquement suspensive pour
l’expulsion du demandeur,
- Les personnes étrangères à qui il sera refusé de rester en
France pourront être détenues jusqu’à 90 jours, de même que leurs
enfants, dans des centres de rétention administratifs, ou être assignés à
résidence dans des conditions matérielles dégradées,
- Pour les mineurs isolés, la loi prévoit un fichage avant de
penser à la protection dont ils ont besoin et qui leur est due,
- Le "délit de solidarité" qui n’a pas d’existence juridique
mais est utilisé à l’encontre de ceux qui aident des personnes
étrangères en situation irrégulière en France, a été modifié : l’aide au
séjour (pas de liste limitative des aides autorisées) et à la
circulation ne sont plus des infractions pénales si les aidants agissent
"sans contrepartie directe ou indirecte" et de façon "exclusivement
humanitaire". Néanmoins, toute interprétation est laissée aux juges sur
ces deux conditions et l’aide à l’entrée sur le territoire est toujours
condamnable par la loi.
Le Conseil Constitutionnel avait pourtant donné à la fraternité une
valeur constitutionnelle, le 6 juillet 2018, et affirmé "la liberté
d’aider autrui, sans considération de la régularité de son séjour sur le
territoire national".
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Solidairement,
Florence, Marie-Pierre, Pascale et Huguette membres
de l’Équipe "Accompagnement"
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